Le bamoun distingue dix timbres vocaliques, dont ɯ et ʉ inconnus du français.
Le shüpamom distingue dix timbres vocaliques : huit voyelles pleines /i u ʉ e o ɛ ɔ a/, plus ə et ɯ qui servent surtout d'appui.
Deux d'entre elles n'existent pas en français et méritent votre attention :
Haute, centrale, arrondie. Dites « i » en arrondissant les lèvres comme pour « ou ». C'est le ü de shüpamom.
Haute, postérieure, non arrondie. Dites « ou » en gardant les lèvres étirées. On l'entend dans m͡bɯ́ɯ́m « argent ».
📏 La longueur n'est pas distinctive en bamoun : vɯ́ɯ́t et vɯ́t ne s'opposent pas par la durée. En revanche ɯ peut s'allonger, contrairement à ə.